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02/03/2006

Lycee Gerson ,Paris 16°Article du quotidien Le Monde du 2 mars 2006
Un enseignant du lycée Gerson, dans le 16e arrondissement de Paris, est menacé de suspension, à titre conservatoire, pour une période de 4 mois, par le rectorat après avoir tenu des propos pouvant être jugés antisémites à l'encontre d'un élève de confession juive. La décision devait lui être notifiée mercredi 1er mars. L'enseignant devrait faire l'objet d'un conseil de discipline et risque une sanction pouvant aller jusqu'à la révocation. Les faits, relatés par Le Parisien du mardi 28 février, se sont produits le vendredi 27 janvier en fin de matinée au lycée Gerson, un établissement privé sous contrat. Selon le rectorat, Pierre Ricci, professeur de sciences physiques, a demandé à un élève, Thomas B., 16 ans, qui chahutait, d'aller se calmer "au frigo". Cette appellation désigne, en hiver, la cour de récréation. Alors que l'élève quittait la classe, le professeur aurait ajouté : "Si tu as froid au frigo, il y aura toujours de la place pour toi au four." Thomas n'entend pas les propos de l'enseignant. C'est un camarade de classe qui lui envoie un SMS disant : "Le prof est un nazi, je t'expliquerai." Thomas revient alors dans la classe et demande des explications : M. Ricci lui répète par deux fois les propos tenus. 
Le rectorat de Paris a été informé de l'incident le 13 février par un courrier du président du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVA), Sammy Ghozlan, et s'est vu confirmer les faits par le directeur de l'établissement.
 Ce n'est que le lendemain que le professeur a envoyé une lettre aux parents de Thomas pour s'excuser tout en ajoutant que ses propos ont été mal compris et qu'ils n'étaient pas antisémites. Le 20 février, le recteur a saisi le procureur de la République à Paris, le directeur de l'établissement ne l'ayant pas fait, et a diligenté une enquête sur place. Conduite, jeudi 23 et vendredi 24 février, par deux inspecteurs de l'éducation nationale, cette enquête a permis d'entendre la version du professeur. M. Ricci - que Le Monde a tenté en vain de joindre mardi 28 février -, a expliqué que ses propos n'avaient pas de connotation antisémite, "le four" désignant, pour lui, un endroit "où ça chauffe pour les élèves", comme par exemple le bureau du directeur. "Même si c'est le cas, un professeur expérimenté doit savoir que certains propos peuvent blesser et être compris comme étant antisémites", explique-t-on au rectorat. Le BNVA a transmis le dossier au procureur avec une demande de prise en compte de la plainte déposée par les parents de l'élève.
 Martine Laronche 
Article paru dans le monde dans l'édition du 02.03.06     

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