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COMMUNIQUÉS
24/04/2002

Bus scolaire agresse à Yerres .
24 avril 2002 Un bus scolaire, transportant des enfants juifs scolarisés à Yerres (Essonne), a été caillassé vers 18 heures, alors qu'il terminait sa tournée dans la cité sensible des Saules, à Orly (Val- de- Marne). Une demi- douzaine d'impacts ont été relevés, mais il n'y a pas de blessé C'était un guet-apens. Hier, en fin d'après-midi, un bus qui ramenait une petite quinzaine d'enfants juifs scolarisés à l'école Beth Rivka de Yerres (Essonne) a été pris pour cible dans la cité des Saules, à Orly. Bilan : une bonne demi-douzaine d'impacts de pavés relevés sur la carrosserie, une vitre détruite et des enfants, dont le plus petit a à peine quatre ans, évidemment choqués. Une nouvelle agression antisémite qui a encore accentué, si besoin était, la peur et la colère de la communauté juive. Il est 18 heures lorsque le bus, loué par les parents pour transporter les élèves entre Créteil, Boissy, Choisy ou Orly et l'Essonne, arrive dans le quartier des Saules. Depuis quelques semaines « le climat est tendu à cause d'une petite bande du quartier », selon les parents d'élèves. Rue Jean-Mermoz, les jeunes gens, dont on ignore le nombre exact, passent à l'acte. Les pavés pleuvent, endommagent la carrosserie. Une vitre est touchée. Le chauffeur, d'après les témoignages des enfants présents dans le bus, ralentit, puis décide de repartir pour faire descendre les enfants un peu plus loin. Les agresseurs, eux, ont disparu. Mais la colère gronde chez les parents d'élèves comme chez les représentants de la communauté juive. D'autant que ce n'est pas la première agression antisémite dans le quartier. « Ils savent très bien à quelle heure le bus passe et qui il transporte, assure Linda Naïm, la présidente de l'association de parents d'élèves. Déjà le bus avait reçu des cailloux. Mais cette fois-ci, ce n'est plus la même chose. Ils voulaient faire mal. » Selon les parents, plusieurs plaintes ont été déposées il y a trois mois. « Ils voulaient faire mal » « Les enfants avaient été agressés physiquement en rentrant chez eux, raconte Linda Naïm. On leur a demandé de porter des casquettes plutôt que des kippas. Ça ne change rien. Alors aujourd'hui, j'ai peur pour les enfants. » La réaction est encore plus virulente chez les représentants de la communauté juive. « Attentats », « Inconscience des politiques qui ne font rien, ou pire attisent le phénomène » : les mots ne sont pas assez forts pour exprimer le mélange d'impuissance et de colère qui les anime. « Je crois que ça ne s'arrêtera pas, lâche, très en colère, Sammy Ghozlan, représentant du Comité de vigilance des conseils des communautés juives d'Ile-de-France. Ceux qui nous agressent considèrent que nous sommes vulnérables, parce que nous ne réagissons pas. L'Etat reste complètement passif. Alors qu'aujourd'hui, les juifs n'osent plus laisser leurs enfants rentrer de l'école seuls ou sortir sereins des synagogues. Aujourd'hui, il faut que l'Etat prenne des mesures d'urgence extraordinaires. Il existe un arsenal judiciaire et policier suffisant pour que les choses rentrent dans l'ordre. Encore faut-il l'utiliser. Il ne faudrait pas que la communauté juive décide d'assurer elle-même sa défense. » .

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