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07/12/2001

Antisemitisme en France Editorial Michel GURFINKEL
Antisémitisme en France 
Editorial de Michel Gurfinkel 
Radio Aroutz7 
7 Décembre 2001 
La communauté juive de France est de loin la plus importante d'Europe. Au moins 600.000 âmes, soit 1% de la population nationale. Elle connaît depuis une trentaine d'années un âge d'or, à la découverte d'un renouveau religieux, orthodoxe, mais aussi libéral , de la multiplication des écoles et des centres d'études, du développement de l'alimentation cachère et de l'harmonisation des relations avec la plupart des autres religions, à commencer par l'église catholique. Et pourtant, les Juifs français ont peur. Il y a eu 350 agressions graves d'octobre 2000 à octobre 2001. Dix synagogues ou écoles ont été incendiées et les déprédations, les agressions physiques ou verbales sont devenues quasi-quotidiennes. Le bouleversement essentiel se situe dans le sentiment de trahison à déclinaisons multiples. La première trahison est celle d'une partie significative de la communauté musulmane. Les agressions actuelles ont été perpétrées presque exclusivement par des jeunes issus des immigrations maghrébines et africaines. Elles ont souvent été encouragées par des sermons intégristes diffusés dans les mosquées. Ce qui est plus grave, c'est qu'elles n'ont pratiquement pas fait l'objet de dénonciations publiques de la part des dirigeants reconnus de l'Islam en France. Or, le judaïsme ne croit pas avoir mérité une telle attitude. Imbu d'idées républicaines, le CRIF a pris la défense de l'immigration dans les années 80 et 90. Le rabbinat, comme l'église chrétienne d'ailleurs, a défendu les droits des Musulmans. De nombreuses personnalités juives françaises et la direction du CRIF elle-même ont toujours cherché à renforcer le processus de paix au Proche-Orient en multipliant leurs relations avec les Palestiniens et donc, en contribuant à leur légitimité internationale. La deuxième trahison est celle d'une partie des médias, aussi bien écrits qu'audiovisuels.

 Samy Gozlan, commissaire de police honoraire et vice-président du Consistoire de Paris, estime qu'ils se sont faits les porte-parole de la propagande palestinienne, avec une complaisance impressionnante et qu'ils ont , par ce fait, contribué à la montée de l'extrémisme au sein de la communauté musulmane. La troisième trahison se situe sur le plan purement politique et à gauche, plutôt qu'à droite. "

 Depuis quelques temps, nous assistons à l'émergence d'un antisémitisme de gauche cohérent ", note un avocat parisien. Il est d'abord apparu, selon le sociologue Jacques Tarnero, à la gauche de la gauche de José Bosé, puis chez les militants de l'Association " Droits au logement ", en passant ensuite par les Verts. Il touche désormais le PS lui-même, longtemps réputé pro-israélien et philosémite. A cet égard, l'affaire Boniface a fait l'effet d'une véritable bombe. Le quatre août dernier, Pascal Boniface, directeur de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques, IRIS, un organisme proche du Parti Socialiste, publie dans le Monde un article intitulé " Lettre à un ami israélien ". En fait, il s'agit d'un pamphlet pro-palestinien, mais c'est surtout sa conclusion qui retient l'attention. A trop soutenir Israël, la communauté juive risquerait, selon lui, de s'isoler, notamment face à la communauté musulmane. C'était une sorte de menace et pour beaucoup de Juifs français, la clé des agressions qu'ils subissent depuis le mois d'octobre précédent. L'affaire ne s'arrête pas là, on découvre en effet que l'article du 4 août n'était qu'une version adoucie d'une note confidentielle destinée aux dirigeants du Parti Socialiste. Les propos y sont sans ambiguïté, Boniface affirme qu'une politique équilibrée au Proche Orient, mettant sur le même plan Palestiniens et Israéliens, serait ressentie comme une injustice par la communauté arabo-musulmane, et donc la détournerait aux prochaines élections, de Lionel Jospin et du Parti Socialiste. Conclusion, " le soutien à Sharon ", je cite, " mérite-t-il qu'on perde en 2002 ? ". On ne peut préjuger des réactions internes des Juifs français à long terme, certains d'entre eux estimant que l'influence de l'Islam extrémiste cessera de croître en France et en Europe et d'autres prédisant à la fois une mobilisation de la société française contre le danger islamiste et un basculement à droite de l'ensemble de leur communauté en 2002 et au-delà… © Objectif-info.com     

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