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29/10/2008

Courrier de Nicolas JACQUARD reporter du PARISIEN suite à la reclamation du BNVCA relative à des reportages en Palestine Communique du 28/7/08
 
                                                                 Le Parisien
Edition de l’Essonne
 
 
Evry, le 21 octobre 2008
De Nicolas Jacquard
 
 
à Monsieur Sammy GHOZLAN
Directeur de la Publication du site «www.sosantisemitisme.org »
 
BNVCA – Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme
8 boulevard Saint-Simon
93700 - DRANCY
 
 
Par LRAR et par mail « bvca_national@hotmail.com »
 
Objet : Demande de droit de réponse
 
 
Monsieur,
 
Je sollicite par la présente l’exercice d’un droit de réponse au communiqué du 28 juillet 2008 accessible librement sur votre site internet www.antisemitisme.org à l’adresse suivante : http://www.sosantisemitisme.org/communique.asp?ID=168 dont vous êtes l’auteur et intitulé « Réaction du BNVCA aux reportages tendancieux de Nicolas JACQUARD Journaliste reporter publiés dans les éditions du PARISIEN des 17/7/08 et 28/7/08 et dont le manque de neutralité risque d'inciter à la haine d'Israël et au passage à l'acte antijuif. »
Monsieur,
Ce courrier pour vous signaler mon étonnement au regard du « communiqué » publié sur votre site Internet, lequel porte atteinte à ma réputation professionnelle en mettant en cause mes reportages prétendument « tendancieux », et en m'accusant d'incitation à la haine. Comme la loi m'y autorise, je vous demande de publier ce droit de réponse sur votre site.
Pour commencer, je m'interroge sur l'objectif même de votre démarche. Concrètement, vous me reprochez un manque de neutralité et, à demi-mots, d'importer le conflit israëlo-palestinien en France. Je vous renvois aux propres statuts de votre association (rubrique « présentation » du site), qui appellent « à une communication et « public relation » tous azimuts auprès des élus, des instances et des médias locaux et départementaux pour défendre l'image d'Israël, qui est la cible directe de nos adversaires.» Une formule qui, vous me l'accorderez, vas très au-delà de la lutte, légitime, contre l'antisémitisme.
Je suis d'autant plus surpris de votre prise de position à mon encontre que, par le passé, je vous avais eu au téléphone à plusieurs reprises, à l'occasion d'un déplacement à Auschwitz avec la communauté juive de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), ou encore pour la rédaction d'un article dénonçant des actes antisémites dans un lycée de cette même ville (14/10/2005).
Venons-en à votre courrier. Vous commencez par évoquer « des reportages subtils, qui donnent l'impression d'être équilibrés. » Si je vous suis, vous auriez préféré qu'ils soient clairement pro-palestiniens, ce qui vous aurait peut-être facilité la tâche. Malheureusement pour vous, j'ai tenu au fil de ces deux semaines en Cisjordanie à conserver ma neutralité de journaliste, en dépit de scènes particulièrement choquantes auxquelles j'ai pu être confronté.
Vous évoquez en Génération Palestine une association qui justifie sur son site « l’attentat suicide commis par un terroriste palestinien contre les élèves d’une école de Jérusalem tuant sept enfants. » Je n'ai rien constaté de tel, ni par écrit sur le site, et encore moins oralement au fil de ces deux semaines passées à côtoyer les membres de l'association.
Vous évoquez également son opération d'envoi de cartes postales, notamment auprès du ministère des affaires étrangères. Pour mémoire, vous noterez que Génération Palestine est notamment subventionnée par ce même ministère, ainsi que par le conseil régional d'Ile-de-France, signe de son sérieux.
Concernant les citations relevées dans mes articles, celle de Sophie, que vous reprenez, est effectivement une erreur de transcription. De même, je vous concède que les sur-titres « côté palestinien » et « côté juif » sont maladroits. Je note tout de même que, toujours en surtitre, lorsque mon article est précédé de la mention « De notre envoyé spécial, Jérusalem, Israël », cela ne semble pas vous émouvoir, au contraire des palestiniens qui m'en ont fait la remarque. Vous n'êtes pas sans savoir qu'au regard du droit international, l'ONU ne reconnaît pas la ville comme capitale une et indivisible d'Israël. D'ailleurs, la plupart des pays n'y ont pas installés leur représentation diplomatique.
Concernant l'Union française des juifs pour la paix, je vous renvois à mon article qui précise bien que sa voix est « discordante au sein de la communauté juive française. » En aucun cas nous ne prétendons la faire parler au nom de la communauté juive hexagonale. Vous vous insurgez contre cette phrase de Nassima, qui raconte « ce sniper israëlien » la « suivant avec son fusil ». C'est pourtant ce qui est arrivé. Vous n'étiez pas sur place, moi si. Et je vous assure que ce genre d'expérience est suffisamment traumatisant pour mériter d'être relaté dans nos colonnes. D'ailleurs, au cours de cette même période, une délégation de juifs sud-africains a été prise à partie dans cette même ville d'Hébron par des colons.
Enfin, vous vous plaignez de reportages « à l'origine de l'incitation à la haine d'Israël, poussant à l'acte anti-juif. » Cette vision des choses est insultante pour moi qui ai toujours veillé au respect de l'être humain, à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. En dépit de certains aspects de sa politique, j'apprécie par ailleurs Israël, où je compte bon nombre d'amis. D'ailleurs, plusieurs juifs français ont participé au projet de Génération Palestine, démontrant s'il en était besoin l'œcuménisme de cette structure.
Pour en terminer, je ne peux que vous inciter à persévérer dans votre combat contre l'antisémitisme, plus que jamais nécessaire, et à ne pas vous tromper de cible. Faire pression sur les journalistes et tenter de les censurer n'a jamais permis de faire avancer le débat.
Nicolas Jacquard
 
 

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